Quand vous commencez à vous intéresser au Bullet Journal® et à regarder des exemples sur Instagram, Pinterest ou Facebook, vous pouvez être vite submergés par le flot et la diversité des informations disponibles pour en commencer un. Ça pourrait même vous décourager assez vite !

Alors, j’ai choisis de consacrer trois articles à la méthode et aux ajouts possibles.

 Ces trois articles seront :

  1. Commencer un Bullet journal®
  2. Bullet journal® –  Les collections & trackers
  3. Bullet journal® – Décorer son carnet

Ce que je vous propose dans ce premier article, c’est de commencer votre premier Bullet journal ® pas à pas.


Qu’est ce que le Bullet journal ® ?

Traduction de la définition de Ryder Caroll : Le Bullet journal® est un système d’organisation personnalisable et indulgent. Il peut s’agir de votre liste de choses à faire (to-do list), de votre carnet de croquis, de votre cahier de notes et de votre agenda, mais très probablement, ce sera tout ça à la fois. Il vous apprendra à faire plus avec moins.

Le matériel indispensable ?

Un carnet et un stylo ! 😉 peu importe le format, la qualité, la couleur, il n’y a aucune obligation d’achat particulier.

L’avantage de la méthode selon moi:

La méthode vous procure une liberté totale et vous permet, à partir d’un carnet vierge, de créer des pages d’organisation qui vous ressemblent, en fonction de votre vie, de vos activités et de vos envies.


Quelques points avant de commencer :

 ➡ Vous pouvez commencer votre Bullet journal® à n’importe quel moment, vous n’êtes pas obligé d’attendre Janvier ou septembre à la façon des agendas classique. Si vous avez déjà un carnet et un stylo sous la main, vous pouvez déjà le commencer aujourd’hui. J’ai moi même commencé le 1er juillet 2017.

 ➡ Le carnet que vous utilisez va avoir une « durée de vie » variable en fonction des pages que vous créez. Il peut vous tenir 3 mois comme 1 an en fonction de son nombre de pages et de votre rythme de remplissage. Peu importe! car l’idée c’est d’en commencer un nouveau qui prendra la suite dès que le vôtre sera terminé. C’est grâce à cela que vous aurez un carnet qui s’adapte à votre rythme et non l’inverse.

 ➡ Si vous avez envie de comprendre et tester la méthode à proprement parler avant de faire un carnet qui pourrait inclure plus de décorations, je vous conseille de tester sur un cahier de brouillon. Ce cahier de brouillon vous permettra aussi par la suite de tester régulièrement des présentations de page ou d’essayer les dessins que vous avez en tête.

 ➡ Il n’y aucune obligation à faire des décorations ou des dessins dans son Bullet journal®, la méthode de base ne parle pas de décoration et le propre carnet du créateur Ryder Caroll n’est pas du tout décoré. Pour ceux que ça intéresse néanmoins, je vous en parlerai dans l’article 3 qui y sera consacré.

Vous êtes prêt(e) ? C’est parti? 😉

L’index et les clés

L’index est comme le « sommaire » ou la « table des matières » d’un livre. C’est lui qui va vous permettre de retrouver rapidement vos pages. De plus en plus, des pages d’index sont déjà prévues dans les carnets connus pour être utilisés pour le Bullet journal®, mais si ce n’est pas le cas, il vous faudra juste prévoir de laisser les 4 premières pages vierges à cet effet en inscrivant, en haut, le mot « INDEX ».

Vous devrez le remplir au fur et à mesure du remplissage de votre carnet. Dès que vous créez une nouvelle page, vous inscrivez son titre et le numéro de la page correspondante. Si votre carnet n’est pas « paginé », je vous invite à inscrire les numéros de pages à la main, au fur et à mesure, en commençant la page n°1 après les pages d’index.

Pour ma part, dans mon carnet LEUCHTTURM 1917, il y avait déjà 4 pages dédiées à l’index. J’ai choisi de faire des traits colorés pour repérer facilement les début de mois, mais rien d’obligatoire.

💡 Si vous avez aussi envie de repérer des choses facilement, vous pourriez par exemple écrire le nom des mois avec une autre couleur ou bien décaler le texte… il y a d’infinies possibilités pour se construire un index qui sera pratique à utiliser 😉

Pour répertorier toutes les pages qui sont liées au planning d’un mois en particulier, vous pouvez noter, par exemple:

Novembre : 2-17

Ce qui voudra dire que toutes les pages, de la page 2 à la page 17 concernent le mois de Novembre.

Pour ma part, je ne fais plus comme ça car j’estime que les pages « collections » qui sont au milieu sont « hors du temps » et ne concernent pas forcément un mois en particulier, donc je préfère lister chaque page au lieu de faire des « plages ».

Les clés sont les petites puces qui vont vous permettre de repérer et différencier rapidement vos tâches de vos évènements, ainsi que l’état de ces derniers. Par exemple, une tâche « à faire », d’une tâche « commencée » ou « terminée ».

Vous pouvez établir la liste des puces que vous utiliserez et la placer au début de votre carnet en lui consacrant une page, ou bien glisser votre petite liste dans le soufflet de fin de votre carnet, ou encore la scotcher à la fin (comme moi). L’essentiel étant de pouvoir vous y référer quand vous avez un doute.

L’idée n’est pas d’avoir une multitude de puces car vous aurez alors du mal à les retenir et à les comprendre rapidement au quotidien, ce qui peut vous retarder dans la réalisation de vos pages et de vos tâches.

Pour ma part, j’utilise surtout les puces liées aux tâches et aux évènements, et moins les « notes » ou « idées », mais c’est quelque chose que je vais faire à l’avenir. Je pense que j’utiliserai un tiret simple « – » pour les noter.

Après, à cette liste, vous pouvez ajouter des « indicateurs ». Par exemple pour une tâche urgente ou importante, j’ai choisis d’ajouter un petit triangle rouge que je trouve bien visible. D’autres vont utiliser un point d’exclamation »! » ou une astérisque « * ». En général, ces indicateurs sont placés avant la puce.

A vous d’ établir votre propre liste de puces et d’indicateurs selon vos besoins ! 😉


LE PLANNING ANNUEL (ou « Future Log » en Anglais)

Le planning annuel va vous permettre d’avoir une vision de vos évènements des mois à venir (en général sur 6 mois à 1 an) :

  • anniversaires
  • rendez-vous fixés plus ou moins longtemps à l’avance (ex: médecins, garagiste, réunions parents profs…)
  • échéances fixées pour des paiements (Ex: Impôts, activités, cantine scolaire…)
  • dates limites d’utilisation de cartes cadeaux 😉

 💡 Même si le carnet ne vous tient pas une année, ce n’est pas grave d’avoir prévu les 12 prochains mois  dans le planning annuel, car vous pourrez vous en servir pour le carnet qui suivra 😉

Une fois que vous avez noté toutes ces choses déjà prévues dans votre planning annuel, il ne sera pas figé, vous pourrez bien sûr en rajouter au fur et à mesure.


LE PLANNING MENSUEL (ou Monthly log en Anglais)

Maintenant que nous avons eu une vue d’ensemble de l’année à venir, il ne nous reste plus qu’à faire un petit bon dans le présent en créant notre page du mois. (ici à gauche sur la photo de mon Bullet journal)

La page « News » n’a rien à voir avec le système d’organisation, elle serait plutôt à classer dans les collections (que j’aborderai dans le prochain article) 😉

Une page simple sur laquelle vous allez venir noter les dates du 1er au dernier jour du mois. Cette page vous permettra d’avoir une vision des évènements du mois à venir.

 ➡ Il n’y a pas qu’une seule présentation possible pour chaque page que je vous présente, mais je choisis volontairement de ne pas vous en montrer plusieurs pour ne pas vous embrouiller.  Si vous ne vous sentez pas à l’aise avec une présentation, vous pourrez en trouver plein d’autres sur le web.

D’ailleurs je vous invite à nous rejoindre (si ce n’est pas déjà fait) dans le groupe Facebook pour voir des exemples de pages partagées par les membres : https://www.facebook.com/groups/bullet.journal.communaute.fr/

Pour remplir votre planning mensuel, rien de plus simple, il suffit d’aller dans le planning annuel et d’aller voir si nous avons noté des évènements, anniversaires, choses à ne pas oublier, etc…

S’il y en a, on les reporte dans le planning mensuel. Pareillement, on pourra en rajouter au fur et à mesure au gré des rendez-vous pris ou des évènements qui se rajoutent.

 💡  Vous apprenez que c’est l’anniversaire d’une nouvelle connaissance ce mois-ci et vous ne voulez pas l’oublier. Vous le notez tout de suite dans le planning mensuel pour le lui souhaiter ce mois-ci, mais je vous conseille de le noter aussi dans le planning annuel… pourquoi ? Quand vous changerez de carnet, vous retrouverez en un clin d’œil tous vos anniversaires de l’année sans devoir regarder tous vos plannings mensuels (voir quotidien  😥 ) à la recherche de l’information ! 😉

Sur la page d’après, la méthode de base vous invite à lister toutes les tâches du mois auxquelles vous pensez. Et bien sûr, par la même occasion, reporter les tâches non terminées du mois précédent. Je ne l’ai pas encore expérimenté, mais je prévois de le faire pour décembre, donc si vous me suivez, vous en verrez un exemple 😉 ça me parait être un point très intéressant de la méthode.

Vous avez maintenant une image du mois qui arrive, rentrons encore un peu plus dans le présent et dans la réalité.


PLANNING HEBDOMADAIRE et/ou PLANNING QUOTIDIEN ?

Beaucoup de personnes qui utilisent un Bullet journal choisissent un seul système entre « planning hebdomadaire » ou « planning quotidien », un peu comme s’il existait 2 écoles.

Pourquoi?

– Soit vous avez envie de « prévoir » ou « préparer » votre semaine entière, par exemple, vous prenez un moment le dimanche pour noter toutes les tâches de votre semaine à venir. Et vous aurez finalement peu de choses à toucher chaque jour.

– Soit vous n’avez pas besoin de visualiser votre semaine entière à l’avance et vous choisissez de préparer chaque soir la journée du lendemain (ou le matin même très tôt). On écrit simplement la date du jour et on note ou reporte les tâches ou évènements du jour.

C’est un peu le principe de base du Bullet journal. Pourquoi? Parce que ça vous permet de sauter des jours dans la semaine quand vous en avez envie. Par exemple, s’il y a un jour où vous ne souhaitez pas faire de tâches et que vous n’avez pas de rdv ou d’évènement prévu, vous pouvez ne pas le faire figurer du tout.

Alors que si vous préparez votre semaine à l’avance, vous allez prévoir des encarts (à la manière d’un agenda classique) qui pourraient rester vierges si vous ne faite RIEN ce jour là = « gâchés ».

Ce que j’en pense :

Je suis partagée… parce que c’est vrai que si on l’utilise comme un agenda classique, en reproduisant les blocs pour chaque jours de la semaine, et bien, ça ne sert pas à grand chose de passer par ce système, mis à part si on tient à l’aspect « personnalisation ». D’ailleurs la méthode de base sur le site : http://bulletjournal.com/get-started/ n’évoque pas du tout une présentation « hebdomadaire », on passe du « Monthly log » au « Daily log ».

Mais je pense aussi qu’on est libres « d’adapter » cette méthode à ses habitudes de vies et si ça passe par planifier sa semaine à l’avance, eh bien tant mieux. Tant que votre façon de remplir votre journal vous convient à vous

Après la question est : dans ce cas là, doit-on encore l’appeler « Bullet journal »… je ne sais pas et je n’ai pas du tout envie de me faire juge 😉

Donc, vous pouvez choisir entre hebdo ou quotidien, mais vous pouvez également tout à fait faire les 2 ! (certains trouvent juste que ça fait beaucoup de « reports » à faire)

Pour ma part, en ce moment, j’utilise un système un peu « hybride » entre les 2, puisqu’en début de semaine, j’aime bien « lister » mes tâches de la semaine dans une colonne et chaque soir, choisir les tâches que je compte réaliser le lendemain.

C’est Claire de Minimal Plan qui m’a fait connaître le système de la colonne avec la liste des tâches (& évènements) de la semaine.

Grâce à ça, en début de semaine, je réparti les tâches de manière cohérente et tous les soirs, je gagne un temps fou pour préparer ma journée à venir.

Quoi que vous choisissiez, l’idée du « report » (ou « migration ») reste la même :

– Dans un premier temps, vous allez vérifier dans votre planning mensuel vos évènements (RDV, anniversaires, échéances, etc.) et vous allez les reporter dans votre planning hebdomadaire et/ou quotidien.

– Ensuite, vous allez ajouter les tâches que vous avez à faire au cours de cette semaine et/ou  journée en allant les chercher dans votre page qui liste les tâches du mois ou celles auxquelles vous pensez sur le moment.

Au fur et à mesure de la réalisation des tâches ou des évènements, vous allez pouvoir transformer vos petites puces pour les passer en mode « réalisées ». Vous ressentirez alors cette petite joie d’avoir fait ce que vous deviez faire 😀

Si la tâche n’est pas terminée (parce qu’elle était trop grosse pour la réaliser en une fois), vous pouvez vous créer un état « commencé » qui est tout de même très rassurant et reporter cette tâche sur le jour suivant si vous avez prévu de la terminer.

Et voilà ! L’essentiel est là ! Rien de plus compliqué pour gérer ses tâches au quotidien.

Grâce à ce fameux système de migration des tâches et évènements, vous n’allez plus jamais rien oublier ! Toutes vos tâches sont listées, tous vos évènements sont planifiés ! Vos to-do list éparpillées et vos post-it ont disparus au profit d’un seul et unique carnet !

J’aime beaucoup le passage sur la migration (que je vous traduis) qui dit en gros que ça peut, au premier abord vous paraître fastidieux de reporter les tâches sans cesse, mais que c’est « intentionnel » parce que le processus vous permet de faire une pause et d’examiner chaque élément. Et que si une entrée ne vaut pas la peine d’être réécrite, c’est qu’elle n’est finalement pas importante et qu’on devrait s’en débarrasser.

Je rajouterai que, pour ma part, ce processus agit comme un « booster » parce que j’ai tellement honte de reporter sans cesse une tâche que je préfère la faire 😀

Et vous ? Comment agit ce processus de migration sur vous ? 😉 Avez-vous des questions sur la méthode ?

A très vite !


Vous avez envie de commencer ?

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